Avant ce Grand Prix, j'était en tête du classement après 3 GP devant J.Falta, H.Everts, J.Robert, A.Weil, H.Andersson et J.Pomeroy. Mais c'était serré. Il y avait une certaine tension avant chaque course. Chacun voulait donner le meilleur de soi-même et obtenir le meilleur résultat possible.
La Suzuki était une machine exceptionnelle et n'a jamais connu de panne en course. Malheureusement, ce n'était pas le cas de la Maico, lors de mes années précédentes. Dans le team Suzuki, je m'entendais bien avec Joël Robert, il n'y avait absolument aucun problème avec Joël, mais ce n'était pas une relation proche. Il était le pilote le plus talentueux de l'époque.
Voyager en Tchécoslovaquie avec un visa sportif s'est toujours fait sans problème. Même après ma carrière et jusqu'en 1982 environ, je m'y rendais encore chaque année en janvier àSpindleruv Mlyn pour y faire de la motoneige. Mes séjours en Tchécoslovaquie ont toujours été très agréables. J'ai pu parlé avec des fans. D'ailleurs, un grand nombre d'entre eux venaient d'Allemagne de l'Est, ce qui donnait presque l'impression de courir à domicile. Les fans d'Allemagne de l'Est souhaitaient me voir gagner et ils ont été récompensé car ils ont entendu l'hymne national ouest-allemand. Je m'entendais bien avec les pilotes tchèques, que ce soit en 250 ou en 500cc. Un jour, j'avais offert un tricycle Honda à un pilote tchécoslovaque peu connu, car celui-ci était en fauteuil roulant.
Holice était un bon circuit, exigeant. Je termine quatrième et deuxième des courses, donc je gagne le Grand Prix ! Je me souviens que J.Falta menait la deuxième manche, et j'étais derrière lui, j'étais acclamé avec ferveur par les supporters est-allemands.
Je n'ai pas vraiment profité de cette victoire. En Belgique, je m'étais tordu le genou, qui avait dû être ponctionné à plusieurs reprises. De ce fait, je pouvais à peine marcher et ne pouvais pas m'entraîner. Sans cette blessure au ménisque, le titre aurait été à ma portée cette année-là.Photo : M.Jirecek.


